Racines Libres
Celles qui demeurent
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Racines libres est une série de grands portraits inspirés de croquis accumulés depuis 2018 dans ce que j’appelle aujourd’hui mes carnets noirs. Ces portraits sont consacrés au moment de l’après : lorsque la traversée du jardin s’achève et qu’une personne recommence à habiter pleinement son corps, son image et son espace intérieur.
Les figures ne sont ni représentées comme victimes, ni transformées en héroïnes. Elles apparaissent dans un état de passage, entre fragilité, déplacement et reconstruction. Les corps se prolongent dans des fleurs, des racines, des architectures et des formes abstraites; certaines parties semblent s’effacer tandis que d’autres se recomposent ailleurs.
La botanique agit comme un langage parallèle. Les racines évoquent à la fois l’attachement, l’emprise, le mouvement, l’autonomie et la capacité à repousser autrement. Elles nourrissent sans retenir.
La série explore ce qui demeure lorsqu’une personne a été profondément transformée par une relation d’emprise, sans pour autant être définie par celle-ci. Chaque portrait devient un territoire en mutation, la trace d’une traversée.
Racines libres parle de survie, mais surtout de reprise : reprendre forme, reprendre espace, reprendre voix — autrement, ailleurs.
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Série de 10 peintures grand format — env. 100 × 150 cm
Acrylique sur toile
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Conception : 2026–2027
Développement du projet, recherches artistiques et premières orientations visuelles.1er semestre 2027
Phase d’expérimentation : palette chromatique, textures, matières, motifs et développement de la grammaire visuelle.2e semestre 2027
Réalisation des œuvres et développement des prototypes.Saison 2027–2028
Présentation publique et premières expositions du projet.
Herbier du silence
Ce qui demeure d’elles
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Herbier du silence prend la forme d’un jardin fragmenté, traversé par des ruptures, des décalages et des absences.
Des fleurs dont les noms sont aussi des prénoms féminins — marguerites, dahlias, roses, pivoines — composent d’abord une image continue, avant d’être séparées en fragments. Certaines évoquent la toxicité, l’envahissement ou le parasitisme ; d’autres la fragilité, la persistance ou l’interruption. La botanique devient ainsi un langage indirect pour approcher ce qui ne peut plus être raconté par celles qui ne sont plus là.
Les lignes irrégulières qui traversent le jardin suggèrent un cheminement difficile, jamais parfaitement droit. Une fois l’ensemble fragmenté puis recomposé, les fleurs ne coïncident plus tout à fait : leurs formes se déplacent, se déforment et se perdent légèrement dans les écarts.
Deux fragments sont volontairement absents. Le vide qu’ils laissent devient une présence à part entière, tandis que les 28 fragments restants font écho aux 28 féminicides recensés en Suisse en 2024 par des collectifs spécialisés dans leur documentation.
Le sous-titre, Ce qui demeure d’elles, déplace volontairement le regard de la disparition vers la trace : une mémoire, un nom, une empreinte, une image, une histoire transmise.
Dans cette série, la beauté végétale n’est jamais totalement innocente. Elle peut séduire, masquer, protéger ou empoisonner. Cette ambiguïté traverse l’ensemble du projet : là où la beauté et le danger se confondent.
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L’œuvre est réalisée sur une grande planche de bois de 150 × 200 cm.
Une grille de 30 cases, composée de 5 colonnes et 6 lignes, est tracée à la main directement sur la surface. Les lignes sont volontairement irrégulières, courbes et déformées.
Le dessin floral est ensuite réalisé sur l’ensemble de la planche, de manière continue, certaines fleurs traversant plusieurs cases.
Une fois le dessin achevé, la planche est découpée en 30 fragments de bois, en suivant précisément les lignes de la grille.
Lors de l’installation, les plaques sont recomposées au mur avec environ 3 cm d’écart entre chaque élément. Cet espacement crée un décalage perceptif dans le dessin et transforme la continuité initiale des fleurs.
Deux plaques sont retirées de l’ensemble, laissant apparaître deux vides au cœur de la composition.
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Conception : 2026–2027
Développement du projet, recherches artistiques et premières orientations visuelles.1er semestre 2027
Phase d’expérimentation : palette chromatique, textures, matières, motifs et développement de la grammaire visuelle et premiers tests de découpe.2e semestre 2027
Réalisation des œuvres et développement des prototypes.Saison 2027–2028
Présentation publique et premières expositions du projet.
Images exploratoires réalisées avec l’assistance de l’intelligence artificielle