L’homme nouveau
Hériter. Déconstruire. Reconstruire.
Une série de formes totémiques autour de la construction du masculin et de sa capacité à évoluer.
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Si une partie du Jardin des Narcisses observe les conséquences de rapports déséquilibrés sur les femmes, L’Homme nouveau déplace volontairement le regard.
La question devient :
que faisons-nous des modèles masculins dont nous héritons ?
L’œuvre ne cherche pas à définir ce que serait un « bon homme », ni à remplacer un modèle rigide par un autre. Elle s’intéresse au contraire à la construction, à ce qui nous précède, à ce qui peut être désappris et à ce qui peut être reconstruit.
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La série prend la forme de sculptures verticales / totems, constituées de matériaux contrastés.
Chaque strate peut fonctionner comme une métaphore :
le bois — origine, croissance, mémoire ;
le béton — structures héritées, rigidité, fondations ;
le métal — résistance, protection, structure ;
la céramique — fragilité, transformation par le feu, possibilité de réparation.
Ces matières ne sont pas simplement assemblées : elles semblent parfois se soutenir, se contraindre, se fissurer ou permettre à une autre forme d’apparaître.
Le corps masculin devient ici une architecture en chantier.
Cette logique est déjà présente dans les premiers développements du projet, où le totem est pensé comme un processus plutôt que comme l'image définitive d'un masculin idéal.
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Le titre contient volontairement une part d’utopie et d’ironie.
Il ne s’agit pas d’annoncer l’apparition d’un homme parfait.
Il s’agit de poser la possibilité d’un homme capable d’examiner ce dont il hérite, de reconnaître sa vulnérabilité et de choisir ce qu’il souhaite transmettre à son tour.
La transformation devient ici plus intéressante que la perfection.
Cette série élargit ainsi le projet : sortir de certains rapports de domination ne demande pas seulement que certaines personnes puissent s’en libérer ; cela suppose également que les modèles qui les produisent puissent évoluer.
Recherche plastique
La série sculpturale constitue un terrain d’expérimentation important dans le développement du Jardin des Narcisses. Elle ouvre ma pratique à des questions de volume, d’équilibre, de matière, de résistance et d’assemblage, en prolongeant dans l’espace des formes jusqu’ici principalement développées par le dessin et la peinture.
Les recherches en cours portent notamment sur :
céramique · bois · métal · béton · assemblage · moulage · texture · couleur · équilibre · fragilité · modularité · objet
Cette phase pourra se développer en collaboration avec des écoles de céramique, de création visuelle, de design d’objet ou de métiers d’art, afin d’enrichir le projet par des savoir-faire techniques spécifiques, des essais de matériaux et des échanges avec d’autres disciplines. Ces partenariats pourraient prendre la forme de prototypages, de tests de cuisson, de recherches de surfaces, de systèmes d’assemblage ou de développement de formes à l’échelle.
La sculpture devient ainsi un espace de recherche collective, à la croisée de l’art, de l’artisanat et du design.
Ateliers et transmission
Autour de cet axe, des ateliers de création pourraient également être développés avec des écoles, des étudiants ou différents publics. Ils pourraient aborder la construction d’un objet symbolique, la transformation d’une matière, la notion d’héritage, ou encore la manière dont une forme peut être démontée, recomposée et reconstruite.
L’objectif ne serait pas d’imposer une lecture du sujet, mais d’utiliser la création comme point de départ pour réfléchir à la transformation, à la transmission et à la possibilité de construire autrement.
Recherche et prototypes : 2026–2027
Production principale : 2027–2028
Les images présentées sur cette page sont des croquis, études et simulations de recherche. Elles documentent le développement du langage visuel et ne constituent pas nécessairement les œuvres définitives.