LE JARDIN DES NARCISSES
Là où la beauté et le danger se confondent
Projet artistique pluridisciplinaire:
peinture, installation, sculpture, fresques, ateliers et édition
Le Jardin des Narcisses est un projet artistique pluridisciplinaire sur l’emprise, l’effacement de soi et la reconstruction. Il observe ce moment où une relation, sans toujours laisser de traces visibles, commence à déplacer les repères, à altérer la perception, à réduire l’espace intérieur — puis ce qui advient lorsqu’il faut retrouver sa voix, ses limites et une manière nouvelle d’habiter sa propre vie. À travers plusieurs médiums, Tami Hopf développe le projet autour d’une question centrale : à quel moment cesse-t-on de se reconnaître dans le regard de l’autre, et comment recommence-t-on à se construire depuis soi ?
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Le Jardin des Narcisses s’inscrit dans un contexte où les violences relationnelles, les rapports de pouvoir et les mécanismes d’emprise occupent une place croissante dans l’espace public.
En Suisse, les violences domestiques touchent majoritairement les femmes et les féminicides ont récemment conduit les autorités publiques et les associations spécialisées à renforcer les dispositifs de prévention, de protection et de sensibilisation.
Sans chercher à documenter ces réalités de manière exhaustive, le projet interroge ce qui les précède et les entoure : les modèles relationnels dont nous héritons, les rapports de domination qui peuvent s’installer dans l’intimité, les mécanismes parfois difficiles à nommer, mais aussi les possibilités de transformation et de reconstruction.
C’est dans cet espace, entre expérience individuelle et question collective, que se construit Le Jardin des Narcisses.
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Le Jardin des Narcisses est une réponse artistique à des mécanismes de domination et d’emprise qui se développent souvent dans l’intimité, derrière des apparences ordinaires ou parfois parfaitement maîtrisées.
Je cherche à rendre perceptible ce qui l’est difficilement : les déplacements progressifs de la perception, la perte de repères, les rapports de pouvoir, mais aussi les processus par lesquels une personne se reconstruit et réinvente sa manière d’être au monde.
Mon outil est la beauté. Non comme un voile posé sur la violence, mais comme un seuil : quelque chose qui attire d’abord le regard, puis le déplace.
À travers la peinture, la sculpture, l’installation, la fresque et le récit, des expériences individuelles rencontrent ainsi un langage collectif fait de corps, de végétaux, de racines, de reflets et d’architectures.
Le jardin devient un espace de transformation : un endroit où ce qui était enfoui peut apparaître, être regardé et prendre une autre forme.
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En parallèle de ma pratique artistique, j’ai intégré le tatouage à mon langage créatif. La peau m’a toujours attirée comme support : vivante, intime, irréversible. J’ai choisi d’aborder cette discipline de manière lente et confidentielle, en recevant au maximum une personne par jour dans mon atelier.
Au fil du temps, cet espace est devenu bien plus qu’un lieu de travail. Dans ce moment particulier où se mêlent proximité, confiance, vulnérabilité et parfois douleur, de nombreuses femmes m’ont confié des fragments de leur histoire : relations, ruptures, emprise, perte de soi, mais aussi résistance et reconstruction.
À partir de 2018, j’ai commencé à écrire et à dessiner après certaines séances. D’abord pour déposer ce qui m’avait été confié, puis parce que des motifs revenaient. Des récits très différents semblaient parfois révéler les mêmes mécanismes, les mêmes silences, les mêmes déplacements de soi.
Entre 2018 et 2026, trois carnets se sont ainsi remplis de textes, de poèmes, de fragments de conversations et de dessins. Pour mettre ces récits à distance, je les ai progressivement transformés en images : des corps traversés par des fleurs, des visages mêlés à la végétation, des architectures devenues paysages mentaux.
C’est ainsi qu’est apparu Le Jardin des Narcisses : un jardin composé d’histoires singulières, mais traversé par une trame commune. Des fleurs différentes, des parcours différents, et pourtant certaines racines, certaines blessures et certains silences semblaient se répondre.
Ces récits ne sont jamais retranscrits tels quels. Fragmentés, déplacés et transformés, ils deviennent la matière d’un langage artistique autonome.
Le projet est né de cette accumulation, non comme une collection de témoignages, mais comme la découverte progressive d’un vocabulaire commun de l’emprise, de la transformation et de la reconstruction.
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Tout part du mythe de Narcisse : une figure absorbée par son propre reflet, jusqu’à perdre le monde qui l’entoure. Ce symbole rejoint naturellement la plante elle-même : le narcisse, séduisant en apparence, mais toxique.
Cette tension entre beauté et danger est devenue centrale dans le projet. Elle se prolonge dans l’image du jardin parfait — ordonné, désirable, presque irréprochable — qui peut aussi cacher des rapports de contrôle, de silence ou de domination.
Le Jardin des Narcisses naît de cette contradiction. Il rassemble le mythe, la plante, le jardin idéalisé et les relations qui enferment pour construire un univers où chaque œuvre cherche à révéler ce qui se dissimule sous les apparences : ce que l’on hérite, ce que l’on accepte, ce qui nous transforme — et ce que l’on peut enfin déraciner.
Les axes de création
À travers plusieurs médiums, Le Jardin des Narcisses déploie un même vocabulaire — corps, végétaux, architectures, reflets et matières — afin de faire passer l’expérience de l’intime à l’espace collectif.
Le chemin à parcourir:
→ 01 — Peinture / Donner un visage
→ 02 — Installation / Entrer dans l’espace
→ 03 — Sculpture / Reconstruire
→ 04 — Fresques / Sortir dans la ville
→ 05 — Ateliers / Mettre en commun
→ 06 — Livre / Transmettre
Peinture
2026-2027
Racines libres et Herbier du Silence
Deux séries complémentaires entre reconstruction, présence et disparition. Portraits, figures féminines, botanique et mémoire.
Installation
2027-2028
Le Reflet du vide
Narcisses suspendus, miroirs fragmentés, reflet et absence. Une installation immersive où le spectateur entre physiquement dans la logique du projet.
Sculpture
2027-2028
L’Homme nouveau
Une recherche sculpturale autour de la construction du masculin, de l’héritage culturel et de la possibilité de transformation.
Ateliers
dès 2028
Créer, transmettre, mettre en commun
Des ateliers artistiques autour du motif, du végétal, du récit, de l’image de soi et de la création collective.
Livre
2027-2029
Le Jardin des Narcisses — publication
Un livre conçu comme une œuvre à part entière, réunissant peintures, récits et poésie, en collaboration avec l’écrivaine et poétesse Sophie Dora Swan.
Fresques
dès 2028
Le Jardin à l’échelle architecturale
Le langage du projet se déploie dans l’espace public ou institutionnel à travers des fresques monumentales mêlant figures, végétaux, architectures et motifs abstraits.
Au-delà de son ancrage socioculturel, Le Jardin des Narcisses se déploie comme une expérience plastique et mémorielle : un espace où l’intime rencontre le collectif, où le végétal dialogue avec le corps et où la beauté devient le seuil d’une réalité plus complexe.
Images illustratives
projet en cours de réalisation
Le langage visuel
Le projet repose sur un vocabulaire visuel cohérent : figures humaines, narcisses, miroirs, architectures impossibles, textures organiques et motifs géométriques récurrents.
Un système de formes modulaires, inspiré du carrelage, du cercle fragmenté et de la répétition, devient progressivement la trame visuelle du projet, reliant peintures, fresques, livre et scénographie.
La couleur marque également un tournant dans ma pratique. Après près de dix années dominées par le noir et blanc, Le Jardin des Narcisses ouvre une recherche chromatique où roses et bleus — chargés de représentations genrées — sont déplacés, mélangés et confrontés à des teintes plus vives. La couleur ne vient pas illustrer le sujet : elle devient une matière de recherche à part entière.
Palette : noir · blanc · rose pâle · rose profond · bleu profond · couleur vive
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À partir d’une recherche artistique personnelle, Le Jardin des Narcisses ouvre un espace de réflexion sur des questions collectives : les rapports de pouvoir, la manière dont nous construisons nos relations, les rôles transmis aux femmes et aux hommes, la mémoire, la reconstruction et la possibilité de transformer les modèles hérités.
L’art devient ici un espace de déplacement plutôt qu’un lieu de réponse : une manière de regarder autrement, de mettre en commun des expériences et de faire émerger de nouvelles questions.
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Le projet est développé selon un modèle de cofinancement associant soutiens publics et privés, partenariats artistiques, collaborations techniques et contributions en nature.
Les partenariats recherchés peuvent concerner :
financement · production · savoir-faire technique · céramique · matériaux · édition · médiation · diffusion · exposition -
Phase I — Recherche & conception
1er semestre 2027
CHF 35’000Phase II — Première production
Budget estimatif : CHF 110’000–120’000
Budget affiné à l’issue de la phase de prototypage.Premier cycle :
environ CHF 145’000–155’000.
Le Jardin des Narcisses est conçu comme un projet évolutif. Certaines branches — publication, ateliers, fresques et nouvelles collaborations — pourront se poursuivre au-delà de ce premier cycle.
Voir le budget détaillé