LE JARDIN DES NARCISSES
Là où la beauté et le danger se confondent
Projet artistique pluridisciplinaire:
peinture, installation, sculpture, fresque, ateliers et édition
Le Jardin des Narcisses est un projet artistique pluridisciplinaire développé par Tami Hopf autour d’une question centrale : comment certaines relations peuvent-elles progressivement transformer la perception que nous avons de nous-mêmes et de l’autre ?
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Le Jardin des Narcisses s’inscrit dans un contexte où les tensions autour du genre, du pouvoir et de la violence sont plus visibles que jamais. D’un côté, les mouvements féministes se renforcent, portés par des voix qui refusent désormais le silence et réclament justice, reconnaissance et transformation sociale. De l’autre, des courants masculinistes et extrémistes gagnent du terrain, ravivant des discours de domination et nourrissant un climat où l’emprise, l’intimidation et la violence deviennent des outils de contrôle.
En Suisse, cette fracture se manifeste de manière tragique : le nombre de féminicides augmente et les associations luttent encore pour que ces crimes soient nommés, reconnus et comptabilisés de manière officielle. Cette absence de reconnaissance institutionnelle rend invisible ce qui est pourtant une réalité structurelle : la mise à mort de femmes en raison de leur genre.
Ce projet naît précisément dans cette tension — dans l’urgence de donner forme, voix et espace à ce que la société peine encore à regarder en face.
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Je parle ici en tant qu’artiste, depuis un endroit lucide et engagé.
Le Jardin des Narcisses n’est ni un règlement de compte, ni une accusation : c’est une réponse artistique à un schéma de domination et de violences relationnelles qui traverse les vies, souvent derrière des façades impeccables — et qui continue d’être minimisé, excusé, ou enfermé dans le privé.Ce projet est né d’une nécessité : rendre visible ce qui se cache, mettre des mots et des formes sur ce qui abîme, sans sensationalisme, sans voyeurisme. Refuser le silence, refuser la banalisation, et refuser que ces réalités restent cantonnées à la honte ou à “l’histoire d’un couple”.
Je ne cherche pas à répondre à la violence par la violence.
Mon outil, c’est l’art : la beauté non comme un voile, mais comme un révélateur. Une manière d’exposer le réel avec une intensité calme, précise, impossible à détourner du regard.À travers ce projet, des expériences individuelles et collectives deviennent une œuvre : un espace de confrontation, de mémoire, et de résistance — où l’on regarde en face, et où l’on reprend du pouvoir sans bruit, mais sans recul.
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Tout part d’une image profondément inscrite dans l’imaginaire collectif : le mythe de Narcisse, cet homme tellement fasciné par son propre reflet qu’il en oublie le monde, les autres, jusqu’à finir noyé dans l’eau qu’il contemplait.
Un homme détruit par l’adoration de lui-même — une métaphore qui résonne étrangement bien avec certaines dynamiques contemporaines.De ce symbole, je glisse naturellement vers la plante elle-même : le narcisse, cette fleur éclatante, séduisante, mais profondément toxique.
Toxique pour qui la consomme.
Toxique pour les animaux.
Toxique même pour les autres plantes — car certaines variétés libèrent des substances qui inhibent la croissance de ce qui les entoure. Un poison délicatement emballé dans une beauté immaculée.Cette dualité — la beauté qui tue, l’éclat qui cache le danger — est devenue la colonne vertébrale du projet. En parallèle, une autre image m’a frappée : celle du jardin parfait, du jardin d’Éden, ou encore du « jardin des trad-wives » — ces femmes idéalisées, coiffures impeccables, gâteaux faits maison, fleurs taillées à la perfection, un après-midi de jardinage comme dans un manuel des années 50. Derrière ce décor trop lisse se cache parfois un contrôle, un silence du féminin, une domestication subtile, une pression insidieuse à la perfection — bref, un terrain idéal pour cultiver… des narcisses.
Le Jardin des Narcisses, c’est cela : l’image dorée, polie, immaculée, qui sous son calme peut se révéler toxique, dangereuse, étouffante. À partir de ce symbole commun — le mythe, la plante, le jardin idéalisé, les relations qui enferment — des dizaines d’idées ont éclos. Et c’est ce jardin-là que je partage ici : un jardin où chaque fleur révèle ce qui ne se dit pas, où chaque pétale brille sans cacher le poison, où chaque œuvre questionne ce que l’on hérite, ce que l’on subit, et ce que l’on peut enfin déraciner.
Les axes de création
Le Jardin des Narcisses explore les relations d’emprise, les mécanismes de domination invisibles et les processus de reconstruction.
Le projet trouve son origine dans des carnets commencés en 2018, progressivement remplis de dessins, de fragments de récits et d’histoires entendues. À force d’observer les mêmes situations revenir sous des formes différentes, une sorte de grammaire de l’emprise s’est dessinée.
La botanique est devenue le langage symbolique central du projet : plantes toxiques, racines invasives, fleurs séduisantes, organismes qui coopèrent ou se parasitent. Le narcisse en constitue la figure principale, entre beauté, reflet et toxicité.
À travers plusieurs médiums, le projet transforme ces mécanismes souvent invisibles en images, matières, espaces et récits.
Le chemin à parcourir:
→ 01 — Peinture / Donner un visage
→ 02 — Installation / Entrer dans l’espace
→ 03 — Sculpture / Reconstruire
→ 04 — Fresques / Sortir dans la ville
→ 05 — Ateliers / Mettre en commun
→ 06 — Livre / Transmettre
Racines Libres
Portraits, figures féminines, botanique et mémoire.
Deux séries complémentaires entre reconstruction, présence et disparition.
Peinture
2026-2027
Installation
2027-2028
Le Reflet du vide
Narcisses suspendus, miroirs fragmentés, reflet et absence. Une installation immersive où le spectateur entre physiquement dans la logique du projet.
Sculpture
2027-2028
L’Homme nouveau
Une recherche sculpturale autour de la construction du masculin, de l’héritage culturel et de la possibilité de transformation.
Ateliers
dès 2028
Créer, transmettre, mettre en commun
Des ateliers artistiques autour du motif, du végétal, du récit, de l’image de soi et de la création collective.
Livre
2027-2029
Le Jardin des Narcisses — publication
Un livre conçu comme une œuvre à part entière, réunissant peintures, récits et poésie, en collaboration avec l’écrivaine et poétesse Sophie Dora Swan.
Fresques
dès 2028
Le Jardin à l’échelle architecturale
Le langage du projet se déploie dans l’espace public ou institutionnel à travers des fresques monumentales mêlant figures, végétaux, architectures et motifs abstraits.
“Au-delà de son ancrage socioculturel, Le Jardin des Narcisses se déploie comme une expérience plastique et mémorielle : un dispositif où l’intime devient espace public, où le végétal dialogue avec le corps, et où la beauté sert de seuil pour affronter ce qui demeure trop souvent invisible.
En réunissant peintures, installations et sculptures, le projet construit une mémoire actée dans le présent — non comme un constat, mais comme un geste de transformation tourné vers l’avenir. Soutenir cette œuvre, c’est accompagner une proposition sensible et nécessaire, capable d’inviter à un temps d’arrêt, une prise de conscience, et un déplacement du regard.”
Images illustratives
projet en cours de réalisation
Le langage visuel
L’ensemble du projet repose sur un vocabulaire visuel cohérent : figures humaines, narcisses, miroirs, architectures impossibles, textures organiques et motifs géométriques récurrents.
Un système de formes modulaires est également en cours de développement. Inspiré du carrelage, du cercle fragmenté et de la répétition, il permet de créer des compositions différentes selon l’orientation et l’assemblage des éléments. Ce motif devient progressivement une sorte de trame visuelle du projet, présente dans les peintures, les fresques, le livre et la scénographie.
noir · blanc · rose pâle · rose profond · bleu profond · couleur vive
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Si le projet naît d’une recherche artistique personnelle, il dialogue avec des questions largement partagées : les rapports de pouvoir, la manière dont nous construisons nos relations, les rôles transmis aux femmes et aux hommes, la mémoire, la reconstruction et la possibilité de transformer les modèles hérités.
Le projet ne cherche ni à apporter une réponse unique ni à produire un discours psychologique. Il propose plutôt un espace sensible dans lequel l’art peut ouvrir une conversation.
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Le projet est développé selon un modèle de cofinancement associant soutiens publics et privés, partenariats artistiques, collaborations techniques et contributions en nature.
Les partenariats recherchés peuvent concerner :
financement · production · savoir-faire technique · céramique · matériaux · édition · médiation · diffusion · exposition -
Phase 1
Recherche & conception
1er semestre 2027
CHF 25’000Phase 2
Production & réalisation
2e semestre 2027 à 2028
CHF 73’000Budget global prévisionnel :
CHF 98’000
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